Nelly-Ève Rajotte is a professor at the School of Design at UQAM, where she leads the Moving Image and Sound Design research axis. A visual and media artist, her practice engages time-based media, moving image, sound, immersion and the experiential dimension of perception, explored through performance and installation. Her research-creation focuses particularly on non-human modes of landscape capture, using LiDAR, biosensors, artificial intelligence, and robotics, while examining the sensitive entanglements between technology, the body, and the environment. Her works, recognized for their immersive and monumental presence, challenge conditions of reception and open new forms of perceptual otherness. In Quebec, her projects have been presented at the Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), the Musée d’art de Joliette (MAJ), Fonderie Darling, Occurrence, Clark, Optica, and Circa. Internationally, her work has circulated in festivals and events such as MUTEK (CA, JP, MX, AR), the International Festival of Films on Art, the KIKK Festival (Belgium), Transmediale (Berlin), ISEA, Lab30 (Germany), and the International Short Film Festival of Berlin.<br>Her upcoming exhibitions include solo presentations at Contemporary Calgary (CA) and Emerson Contemporary (Boston, US) in 2026. Her works are part of several public collections, including that of Hydro-Québec.

Exposition : femmes volcans forêts torrents au Musée d’art contemporain de Montréal

Jusqu’au 18 aout 2024

Crédit photo: Michael Patten

https://macm.org/expositions/femmes-volcans-forets-torrents/

Les arbres communiquent entre eux à 220 hertz, 2024

Installation vidéographique à trois 3 canaux, 4K, son génératif, 25 min, synthétiseur modulaire, électrodes et arbre indigène

Reprenant une image sonore utilisée par les ingénieurs forestiers, en référence à la fréquence à laquelle est perceptible le craquement de leurs racines, cette installation vidéographique et sonore est intitulée Les arbres communiquent entre eux à 220 Hz. Jusqu’à tout récemment, des hommes et des femmes jalonnaient à pied le territoire forestier afin de rendre compte de sa santé – et de sa potentielle valeur marchande. Depuis quelques années, le numériseur lidar est privilégié par certains pour répertorier et conserver en fichier 3D le grand inventaire des biens sur le territoire, notamment le patrimoine naturel de la forêt québécoise. L’artiste utilise cette technologie pour créer un espace cinématographique immersif et offrir au spectateur l’occasion de se questionner sur le principe de conservation de la nature.Du point de vue de l’oiseau, nous redécouvrons la forêt et son langage fait de racines, de feuilles et de pollen.

Dans la salle, auprès du synthétiseur modulaire qui génère le son génératif de l’installation, un arbre prend place. C’est grâce au flux d’énergie qui circule en lui, capté par des électrodes, que l’algorithme des éléments sonores est activé. Au sein de l’écosystème de cette œuvre, la qualité de présence de l’arbre n’est pas qu’un sujet, elle s’avère aussi partie prenante de cette réflexion visant à nous sensibiliser à la vie des éléments vivants non humains.

L’artiste tient à remercier Codrin-Mihail Tablan Negrei, artiste VFX,  SSSVLL-Guillaume Sasseville assisté de Gabrielle Andrea Ouellette pour la conception du mobilier du synthétiseur modulaire, Expertise laser 3D – iSCAN pour la numérisation lidar, 

ainsi que le Conseil des arts du Canada pour son soutien financier.

Crédit texte: Marie-Eve Beaupré

Exposition :

femmes volcans forêts torrents est une exposition collective réunissant des œuvres d’asinnajaq, Jacynthe Carrier, Maria Ezcurra, Caroline Gagné, Anahita Norouzi, Nelly-Eve Rajotte, Sabrina Ratté, Sonia Robertson et Malena Szlam.

femmes volcans forêts torrents rassemble le travail de neuf femmes actuellement établies au Québec, dont les œuvres sont perméables aux territoires qu’elles investiguent. À l’écoute des éléments naturels sur lesquels elles posent leur regard et des communautés de vivants avec lesquelles elles entrent en relation, ces artistes enracinent leurs réflexions dans des écosystèmes diversifiés, depuis les eaux du fleuve Saint-Laurent jusqu’aux sols de la toundra. Commissarié par : Marie-Eve Beaupré, commissaire invitée

Crédit texte: Musée d’art contemporain de Montréal

Crédit photo: Michael Patten